Budget communal 2006

 

BUDGET PRIMITIF 2006


Les étapes de la préparation   -  la section de fonctionnement la section d'investissement  -  la dette

 

Conformément aux orientations budgétaires exprimées en séance du 17 Novembre 2005, le Budget Primitif 2006 a été voté lors du Conseil Municipal le 16 Décembre 2005.

Les choix opérés dans ce budget peuvent se résumer de la façon suivante :

  • La mise en place d'un programme d’investissement  important de 5,7 Millions d’euros en intégrant les budgets annexes et la Régie d’Eau et d’Assainissement
  • L’amélioration constante du niveau des services rendus à la population
  • La volonté de maintenir l’annuité de la dette à son niveau de 2001.
  • La maîtrise des charges de fonctionnement et l’optimisation des tarifs appliqués aux usagers des services communaux, 
  • La stabilité de la fiscalité locale


LES ETAPES DE LA PREPARATION DU BUDGET

Les objectifs de l'année à venir sont déterminés en fonction des projets en cours de réalisation et des besoins exprimés par la population et les services municipaux : moderniser les écoles, créer de nouveaux services au public dans certains quartiers de la ville, rénover les chaussées ou les trottoirs et construire de nouveaux équipements.

Une fois définis ces objectifs, la Ville les présente devant l'ensemblée du conseil municipal, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire. Obligation légale pour les collectivités de plus de 3 500 habitants, ce débat est l'occasion pour l'équipe municipale :

  • d'annoncer quels seront les axes prioritaires de l'action de la Ville, qu'il s'agisse de l'éducation des enfants, de la solidarité en direction des plus fragilisés ou encore de l'amélioration du cadre de vie...
  • d'expliquer les contraintes nationales et internationales pesant sur les finances communales
  • de rappeler les choix financiers que la Ville s'est fixés depuis plusieurs années
  • de dresser le bilan des actions réalisées ou en cours
      

Le débat d'orientations budgétaires pour 2006 a eu lieu lors du Conseil municipal du 17 Novembre 2005. 

Dans les deux mois qui suivent ce débat, la Commune finalise le budget primitif qui est présenté alors devant le conseil municipal.

Le budget 2006 a été adopté lors du Conseil municipal du 22 Décembre 2005.

Le budget primitif, une fois voté, détaille les recettes et les dépenses de la Ville pour 2006. Il détermine, notamment, le montant des impôts que vous payerez à l'automne prochain. Il autorise le maire à percevoir les recettes et à exécuter les dépenses qui ont été adoptées par le conseil municipal.

Il donne à la Commune les moyens de mener à bien ses projets.

 

Voté avant le début de l'année, le budget primitif doit être ajusté, au cours de l'année, pour intégrer des dépenses et des recettes qui, au moment du vote, étaient encore prévisionnelles. C'est notamment le cas en ce qui concerne les dotations et participations de l'Etat, du Département ou de la Région. Une fois ces derniers éléments connus, le conseil municipal vote un budget supplémentaire ou une décision modificative


 

Les chiffres clés du budget 2006

Le budget de la ville de PLOEMEUR se compose du budget principal :  22.676.000 €

auquel s'ajoutent quatre budgets annexes :

  • le budget des affaires économiques :    1.053.000 €
  • le budget de la cuisine centrale :             1.505.000 €
  • le budget lotissements :                            1.232.000 €
  • le budget de la Zac du bois d’amour :  22.261.000 €

Le budget principal se divise en deux sections :

                   La section de fonctionnement                                            La section d’investissement

                               16.447.000 €                                                                               6.229.000 €

 


 

LA SECTION DE FONCTIONNEMENT

LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT 

Elles regroupent toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement des services de la collectivité, c'est à dire les dépenses qui reviennent régulièrement chaque année. La part des dépenses de fonctionnement représente 16,45 Millions d’euros : 2,05 M€  contribuent au financement de l'investissement, et les 14,4 M€ restants se répartissent en  quatre catégories de charges :  les charges à caractère général,  les charges de personnel,  les charges financières et les   autres charges de gestion courante. 

     a)     les charges à caractère général

Elles regroupent les achats de fournitures diverses et de petits équipements (eau, électricité, carburant, matériels...), les prestations de services extérieurs (loyers, assurances, rémunération d'intermédiaires, les publications, les frais postaux, les transports...).

La maîtrise des charges de Fonctionnement, préalable au dégagement d'un autofinancement, est le résultat d'une démarche volontariste. En 2006, certains postes subissent des augmentations liées à la conjoncture internationale : c'est le cas en particulier des dépenses d'énergie (gaz, carburant...). Pour compenser ces dépenses, des économies sont systématiquement recherchées sur les autres postes et la mise en concurrence est de rigueur.

         b) les charges de personnel

Ce poste de dépenses (rémunérations, charges sociales, impôts, taxes et versements assimilés) qui représentent la moitié des dépenses de fonctionnement, enregistre une progression de 2,4% qui résulte essentiellement de l'effet GVT "glissement vieillesse technicité" (avancement de grades et d'échelons) et de la revalorisation du point d'indice de la fonction publique.

      c) les charges de gestion courante

Elles se composent des indemnités des élus, des contingents et participations (contingent aux écoles privées : 245 K€), des subventions versées aux associations (230 K€), au CCAS (1.215 K€)

Lors d'un contrôle, l'URSSAF a notifié à la commune de Ploemeur, comme à 33 autres communes du Morbihan, ses observations sur le dispositif d'éxonération des cotisations patronales des aides à domicile. Une différence d'interprétation de l'application de la législation relative au contrat de travail en secteur public et privé est apparue entraînant un rappel de cotisation sur les années 2002 à 2004 et par conséquent à une réévaluation exceptionnelle de la subvention versée au CCAS. Par ailleurs, face au développement des services à la personne (aide à domicile), cette subvention a été également revalorisée.

     d) les charges financières

La gestion rigoureuse de la dette par le remboursement anticipé d'emprunts sans allongement de la durée, la renégociation des taux et des marges avec les banques, le choix des index les plus avantageux et la gestion quotidienne de la trésorerie ont permis de réduire le montant des charges financières qui passent de 636.000 € en 2005 à 546.000 € en 2006. Par ailleurs, au 31 décembre 2005, l'encours de la dette consolidée (budget principal, budgets annexes, Régie eau - assainissement et Zac du Bois d'amour) s'élève à 29.277.312 € en baisse de 523.000 € par rapport à l'année précédente. Cet encours a diminué d'un tiers depuis 1995 pour être ramené à 1.461 €/habitants.

Ventilation des dépenses de fonctionnement dans les différents secteurs d'activité :

 

 LES RECETTES DE FONCTIONNEMENT 

Pour financer ces dépenses, la Ville dispose de recettes de fonctionnement qui proviennent principalement les ressources fiscales, des dotations de l'Etat et des redevances pour service rendu.

    a)     les impôts et taxes

Ils comprennent le produit de vos impôts locaux (taces d'habitation et taxes foncières) les taxes pour l'utilisation du domaine public (droits d'occupation des sols...) et diverses taxes (taxe d'électricité, droits de mutation...).

La ville a décidé en 2006 de maintenir les taux d'imposition de l'année précédente qui s'établissent ainsi :

TAXES TAUX
Taxe d'habitation 16,51 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 29,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 42,11 %

 

   b)     les dotations et participations

Elles sont constituées des concours financiers de l'Etat (Dotation Globale de Fonctionnement, Dotation de Solidarité Urbaine, Dotation Nationale de Péréquation...), des participations d'autres collectivités...et connaissent une faible croissance en 2006

   c)     les redevances pour services rendus

Les tarifs des services publics locaux (cantines, bibliothèque, école de musique, piscine...) sont fixés par les collectivités depuis 1987. En 2006, la hausse est de l'ordre de 2% mais sur la plupart de ces tarifs, un barème différencié est appliqué à partir du quotient familial. Ces tarifs restent bien inférieurs au coût des services eux-mêmes.

 

 LA  SECTION D'INVESTISSEMENT

 LES DEPENSES D'INVESTISSEMENT 

Le montant total des investissements nouveaux s’élèvera à 4,42 M€ pour la Ville contre 3.51 M€ en 2005.  Avec les budgets annexes et la Régie d’eau et d’assainissement, le montant des investissements nouveaux s’élèvera à  5,7 M€ 

Le Budget investissement 2006, après plusieurs années où la priorité a été portée sur la construction d’équipements nouveaux, portera sur l’entretien des installations communales et la poursuite des programmes liés à notre volonté d’améliorer la sécurité routière notamment.

Ce budget 2006 a été élaboré dans une optique de programmation pluriannuelle afin de préparer dès cette année les projets qui, en raison de leur importance, seront financés sur plusieurs exercices

Education : Rénovation et informatisation :                                                         643 700€

Deux priorités :

1 )     La construction du nouveau restaurant scolaire de l’école René Guy CADOU (250 000 €), bâtiment qui comprendra également quatre logements locatifs réalisés par le FOYER D’ARMOR.

Cet investissement accompagne la réalisation du lotissement des Cupressus qui a vu l’arrivée de nouvelles familles au Fort-Bloqué

2 )  L’informatisation des écoles : un important programme de renforcement des outils informatiques (142 500€) mis à disposition des enseignants et des élèves est engagé, afin de doter les écoles des équipements pédagogiques favorisant l’acquisition du B2i (Brevet d’initiation à l’informatique)

Divers travaux d’entretien des locaux sont également prévus dans l’ensemble de l’établissement en particulier à l’école J Prévert (préau)

Sport–Culture--Jeunesse –Vie associative :                                                     806 000 €

La réalisation de la salle de ports de la Châtaigneraie, dont la qualité est appréciée par tous les usagers, a renforcé les équipements mis à disposition.

Cette année, une nouvelle salle de tennis sera construite sur le site actuel de Bossuet, regroupant ainsi les installations dédiées à ce sport par le transfert de l’équipement de Pen Palud.

A Océanis, un programme de renouvellement des vestiaires sera engagé mais aussi la rénovation du hall d’accueil et l’amélioration de l’accès aux P.M.R. (Personnes à Mobilité Réduite).

De plus, dès cette année, sera amorcée, dans le cadre d’une programmation pluriannuelle des investissements, l’étude du futur pôle culturel centré sur la médiathèque. Son implantation est prévue à l’emplacement de l’actuel Bureau de Poste. Il sera le point fort de la nouvelle place du centre-ville créée avec le déplacement du magasin Champion.

Le projet amène également à reconsidérer l’implantation de locaux des services jeunesse (actuellement loués au secteur privé). La réhabilitation de la maison « Gallo »   à proximité de la Maison des jeunes permet un regroupement sur un site unique de l’ensemble des services et favorise la coordination interne, mais aussi l’accès pour les jeunes de PLOEMEUR (200 000€).

Par ailleurs un programme général de rénovation des locaux du Cruguellic qui accueillent les CLSH durant les vacances scolaires sera engagé cette année. (32 000 € inscrits en 2006)

 Voirie - Cadre de vie et environnement : Une priorité, la sécurité :            2 344 000 €

La taille de la Commune - avec ses 4 000 ha, ses 9 agglomérations et 49 villages et hameaux, ses 182 km de voiries - oblige à consacrer chaque année une part importante du budget investissement à l’amélioration des voiries, trottoirs et chemins et à la sécurité routière.

Tout d’abord, 2006 verra la réalisation de la première tranche d’un important programme de voirie au Fort Bloqué avec 460 000 € de travaux (sur un total prévisionnel de 1 160 000 €).

Dans toutes les opérations, la sécurité sera la priorité. La diminution des accidents corporels, tant en nombre qu’en gravité, montre que les investissements réalisés sont judicieux et qu’ils doivent être poursuivis. Cette année, après les giratoires du Fort-Bloqué (au Fort-Bloqué même et celui de la rue de Fort-Bloqué), deux aménagements de carrefours importants sont prévus :

o         Le carrefour de la Vraie Croix, en lien avec le Conseil Général (112 000 €) 

o        L'entrée de ville, rue de Quéven, avec le carrefour (480 000 € au total dont 280 000 € en 2006)

Dans la conduite de ces investissements; la sécurité des piétons est également prise en compte. C’est pourquoi, la réalisation et la réfection de nombreux trottoirs et cheminements piétons sont retenues. De même le petit patrimoine, les chapelles, les sentiers de randonnée et tout ce qui contribue à la qualité de notre environnement fait l’objet d’une attention permanente.

De même, tous les projets s’inscrivent dans une approche d’amélioration du cadre de vie et d’aménagement durable. La prise en compte de la qualité de l’environnement et sa préservation est une préoccupation permanente.

Accessibilité pour tous :                                                                                        185 000 €

L’accessibilité est pour les personnes handicapées leur revendication de base à la liberté et à l’autonomie et la condition primordiale pour retrouver un statut de citoyen. Les aménagements de voirie sont entrepris, en concertation avec la Commission handicap. L’accessibilité pour les P.M.R. est la priorité de l’aménagement du chemin de la Mer dont la réalisation a été confiée au Chantier d’Insertion.

Cette année, l’accessibilité aux P.M.R. de différents locaux municipaux est prévue :

o         La salle de réunion du Conseil Municipal et les bureaux des travailleurs sociaux au CCAS,

o         La salle des mariages en mairie.

 

Cette démarche sera également présente dans l’étude d’aménagement global de l’îlot  Saint Joseph, à proximité de la mairie. Cette année, seront lancées les études préalables indispensables à l’aménagement de cet espace important, au cœur de la ville, à proximité des commerces et des services.

 

 

 Eau et Assainissement – Extension et renouvellement des réseaux :            900 000€

 

Certains investissements ne reposent pas sur le budget principal, mais sur les budgets annexes et la Régie d’Eau et d’Assainissement.

 

Ainsi, au titre du programme 2005 – 2006, en prenant en compte le Budget primitif et la réaffectation des excédents de l’exercice 2004 – 2005, 400 000 € seront affectés à l’extension du réseau d’assainissement (secteur de Laudé et Kerlédern en particulier).

 

En ce qui concerne le renouvellement des conduites d’eau potable, la Régie y consacrera 500 000 €, soit un total d’investissement de 900 000 € (dont 483000 € inscrits au BP 2005 – 2006).

 

 

Des réserves foncières pour préparer l’avenir :                                               650 000 €

 

Au titre des aménagements futurs et pour lancer de nouvelles opérations d’habitats  et favoriser l’implantation d’entreprises (et donc la création d’emplois) des réserves foncières vont être constituées.

 

350 000 € sont inscrits au Budget principal et 300 000 € au Budget Affaires Economiques.

Dans ce domaine, ils seront consacrés à l’aménagement d’une nouvelle zone d’activités à Kerdroual, en extension de la zone actuelle. Ainsi, un vaste secteur réservé aux activités économiques s’étendra route de Larmor-Plage jusque « la Vraie Croix ».C’est également dans ce secteur que sera implantée la future Caserne de Pompiers dont la création vient d être décidée.

 

 

Modernisation des services :                     343 000 €

 

Bien évidemment, pour que les services aux Ploemeurois soient de qualité, la modernisation et le renouvellement des moyens des services techniques et administratifs seront poursuivis.

 

Avec cette année une nouveauté : l’acquisition du matériel pour le vote électronique. Les expériences menées par différentes villes (dont LORIENT) se sont avérées très concluantes.Ce procédé, qui simplifie l’organisation des élections, facilite le vote des électeurs et permet un dépouillement et une proclamation des résultats beaucoup plus rapides, sera utilisé à partir de 2007.

 

 

AU TOTALVille, Budget annexe, Régie d’Eau et d’Assainissement – les investissements s’élèveront à 5 700 000 € en 2006.

 

Il convient d’y ajouter la réalisation de la ZAC de Lomener qui fait l’objet d’un budget spécifique équilibré en dépenses comme en recettes, à hauteur de 3 677 000 € sans subvention municipale. »

 


LA DETTE

Tableau récapitualtif global des montants de la dette communale :

Précisions : de 1995 à 1999 inclus, le nombre d'habitants à Ploemeur était de 18031 hts ; il s'élève, depuis 2000, à 19 169 habitants (chiffres officiels INSEE).

La dette de la Ville comprend le budget principal et budgets annexes hors Régie d'eau et d'assainissement, Centre Communal d'Action Social et Foyers de Personnes Agées.

La dette consolidée est constituée de la dette de la Ville plus celle des budgets Régie, C.C.A.S. et F.P.A.

Dette de la Ville

encours (€)

Dette Ville

par habitant

Dette consolidée

encours (€)

Dette consolidée

par habitant

1995

22 019 415 €

1 221 €/hab

38 685 061 €

2 145 €/hab

1996

22 051 532 €

1 223 €/hab

38 000 639 €

2 108 €/hab

1997

19 113 097 €

1 060 €/hab

35 096 943 €

1 946 €/hab

1998

18 685 188 €

1 036 €/hab

34 920 585 €

1 938 €/hab

1999

18 964 384 €

989 €/hab

35 033 505 €

1 828 €/hab

2000

18 385 111 €

959 €/hab

34 489 215 €

1 799 €/hab

2001

17 413 227 €

908 €/hab

33 195 406 €

1 732 €/hab

2002

16 296 837 €

850 €/hab

31 839 086 €

1 663 €/hab

2003

14 791 394 €

772 €/hab

30 194 145 €

1 575 €/hab

2004

16 562 979 €

864 €/hab

30 929 713 €

1 614 €/hab

2005

15 568 290 €

812 €/hab

29 378 745 €

1 533 €/hab

2006

14 482 242 €

756 €/hab

27 948 402 €

1 458 €/hab

 

Commentaires :  La dette de la Ville connait une baisse de son encours de 7,13% entre 2006 et 2005.

L’encours de la dette consolidée (Ville + Budgets annexes + Régie + CCAS + FPA)  au 1er Janvier 2006 est estimé à 1.461 €/hab contre 2.145 €/hab en 1995 soit une baisse de 31,89%.

 

 

 

Le regard sur la dette rapportée à la population ne constitue qu’un indicateur global dans l’analyse financière communale ; en effet, le ratio dette/population ne tient pas compte de la section de Fonctionnement, puisqu’il reflète le seul niveau de l’encours, sans intégrer la capacité de remboursement qui peut être dégagée par la  Collectivité

Fichiers joints à l'article :
   Structure du budget 2006 - [337,57 Ko]   
   Ratios financiers de la commune - [56,69 Ko]   
   Orientations budgetaires 2006 - [174,45 Ko]   

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