Préservation des zones humides

 
Préservation des zones humides

Les fonctions naturelles des zones humides

Selon la loi sur l’eau de 1992, les zones humides sont définies comme « des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre, de façon permanente ou temporaire. La végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles ( c'est à dire caractéristiques des milieux humides) pendant au moins une partie de l’année ».

Les zones humides assurent des fonctions essentielles :
  • Une autoépuration de l’eau : sédimentation des matières en suspension, absorption par les végétaux des nitrates, des phosphates, et de certains pesticides.
  • La régulation des débits de crue et d’étiage : les zones humides peuvent prévenir des inondations en se chargeant d’eau. Elles peuvent aussi limiter les conséquences des sécheresses en restituant l’eau stockée lors des périodes d’étiage.
  • La conservation des paysages et de la biodiversité : les zones humides offrent des lieux de reproduction, d’abri et de nourriture pour de nombreuses espèces. Les batraciens et certaines espèces de poissons s’y reproduisent, elles constituent aussi une halte migratoire pour certains oiseaux. En France, 50% des espèces d’oiseaux y sont liées et 30% des espèces végétales remarquables y vivent.

Les exigences réglementaires
La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 affirme le principe selon lequel l'eau fait partie du patrimoine commun de la nation:sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable,dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général. La gestion équilibrée de la ressource vise à assurer notamment la préservation des zones humides ; 50% des zones humides ont disparu au cours de la seconde moitié du 20è siècle en France.
Les orientations de gestion sont fixées pour chaque bassin hydrographique dans les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux; le SDAGE du bassin Loire-Bretagne a été approuvé en 1996.
La directive cadre sur l'eau du 23 octobre 2000 fixe un objectif de bon état des eaux et des milieux aquatiques à l'horizon 2015. Le bon état des eaux s'apprécie à la fois sur le plan écologique et sur le plan chimique ; l'état écologique est défini comme " expression de la qualité du fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés aux eaux de surface ". La loi du 22 avril 2004 qui transpose la directive cadre sur l'eau précise que les documents d'urbanisme doivent être compatibles avec les SDAGE1 et les SAGE2.


(1) : Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux
(2) : Schéma d'aménagement et de gestion des eaux



Visualiser la cartographie des zones humides de Ploemeur ici

Fichiers joints à l'article :
   cartographie des zones humides de Ploemeur - [9027,21 Ko]   

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