Biodiversité

Lutte contre les plantes invasives

La ville de Plœmeur améliore votre cadre de vie – Lutte contre les plantes invasives

La Municipalité, dans sa politique de préservation de l’environnement, mène une lutte constante contre les plantes invasives.

Baccharis halimifolia est une plante introduite en Europe il y a quelques décennies. Elle prolifère au détriment des espèces locales. Dans le marais de Pen Palud, une action de destruction a été engagée. La méthode la plus efficace est le brûlage, afin de ne pas favoriser le semis lors des transports de plants.

En savoir plus :

Baccharis halimifolia également appelé « séneçon en arbre » est une plante originaire des Etats-Unis. Introduite en France pour ornementer les jardins et les parcs et plantée dans de nombreuses haies, elle se propage très rapidement et risque d’entraîner des désordres écologiques.

Ses zones de prédilections :

> les terrains remaniés : friches agricoles, industrielles et salicoles
> de nombreux sols : argileux à sableux
> les terrains ensoleillés

Quels impacts ?

> la disparition des espèces autochtones
> un feuillage appétant pour le bétail mais très toxique (attention à la surconsommation)
> l’inefficacité de la surveillance des gîtes larvaires de moustiques en zone de marais (couvert végétal important qui empêche l’accès des zones à traiter)
> la modification des milieux

 Sources :

http://www.morbihan.fr/les-services/environnement/espaces-naturels-sensibles/les-plantes-invasives/

Frelon asiatique

Le frelon asiatique

Le frelon asiatique introduit accidentellement en France au début des années 2000 connaît une importante vitesse de progression sur notre territoire. Repéré dès 2011, il a totalement envahi le département en 2014. C’est un prédateur nuisible pour l’apiculture. Moins gros que le frelon européen, il se reconnaît à ses pattes jaunes et à un anneau orangé à l’abdomen. Le nid est érigé en mars-avril et abandonné en fin d’automne.

Afin d’encourager les administrés à faire détruire les nids par un professionnel habilité, il est proposé d’accorder une subvention d’un montant proportionnel au montant de la facture (définie selon la hauteur du nid), par nid détruit :

tableau de la participation

Plus d’infos sur le piégeage des fondatrices :
www.fredon-bretagne.com/fdgdon-morbihan/frelon-asiatique/organisation-2016/

Liste des professionnels agrées dans le Morbihan (source FDGDON 56) :
. Liste des désinsectiseurs au 26 juin 2017


Frelon asiatique.

Vespa vélutina  nigrithorax, ou plus communément appelé frelon asiatique, est un véritable fléau pour un grand nombre d’insectes déjà sur le déclin. Cette espèce, classée nuisible et invasive n’a pas  pour l’heure de prédateurs en mesure de le contrer. Rien ne semble arrêter ce redoutable envahisseur, pas même la chaleur, certains chercheurs avaient annoncé qu’une simple canicule l’anéantirait. En 2019 la canicule à fait d’énormes dégâts dans de nombreuses régions, dont le sud ouest où de nombreuses colonies d’abeilles sont mortes à cause de la chaleur, le frelon asiatique lui à continué  à prospérer, idem pour le froid ainsi que la consanguinité qui devait le voir s’éteindre au bout de quelques années, la aussi pas de chance, il a muté et la consanguinité n’est plus un problème pour lui. Pas de doute, c’est bien une espèce invasive et nuisible.

Mieux connaître le frelon asiatique, pour mieux l’appréhender.

Pour lutter contre un adversaire il faut connaître sa force et sa faiblesse et exploiter au mieux les failles qui peuvent se présenter. Du côté de son alimentation le frelon asiatique adulte consomme des glucides (sucre) qu’il trouve sur les fleurs et dans de nombreux fruits. Par contre lorsqu’il attrape un insecte, source de protéines, c’est pour alimenter ses larves, nourriture qu’il trouve également sur les coquillages, du poisson, de la viande…Concernant sa reproduction, son développement il y a un lien avec son alimentation. Un nid de frelon asiatique n’est viable qu’une saison, du printemps jusque courant décembre. Au sortir de l’hiver, en début de printemps on rencontre uniquement de jeunes reines fécondées qui ont hiberné à l’abri des intempéries. Elles vont se déplacer pendant plusieurs semaines, à la recherche d’un abri pour nidifier, un peu comme font les oiseaux à pareille époque. Le nid de petite taille au début est fait uniquement par la reine et se situe toujours à l’abri de la pluie, à laquelle il ne résiste pas. Le nid primaire se trouve aussi bien sous une toiture, un nichoir à oiseau, une cabane pour les enfants…mais il doit également être non loin d’une source de nourriture pour la reine, en l’occurrence des fleurs qui lui fourniront des glucides pour elle et un peu plus tard des protéines par le biais des insectes pollinisateurs présents qu’elle capturera et découpera pour nourrir ces larves. Cette particularité fait que le frelon asiatique est avant tout citadin, il y trouve les conditions optimales pour commencer son cycle de reproduction. Dans notre région, sud Bretagne, les premiers nids apparaissent en majorité vers le début avril. Point important, entre le moment où la reine pond ses premiers œufs et l’émergence des premiers frelons il faut compter un mois. Tout le monde aura bien compris que la reine pendant au moins un mois devra toute seule assumer plusieurs tâches : s’alimenter, construire le nid, chauffer ses œufs et ses larves, nourrir sa progéniture… Autre particularité, le frelon asiatique, fait très souvent un nid secondaire, qui se trouvera toujours à proximité du premier nid, généralement dans un arbre, une haie…Ce deuxième nid est construit par les ouvrières et résiste à la pluie, le premier nid n’est pas abandonné du jour au lendemain, un lien demeure entre les deux nids pendant au moins un mois. Lorsque la reine quitte le nid primaire pour s’installer définitivement dans le nid secondaire, elle laisse derrière elle des œufs, des larves à différents stades qu’un certain nombre d’ouvrières continuerons de choyer. Dès lors que les insectes nés dans le nid primaire seront en capacité de voler ils rejoindront le nid secondaire au fil des jours et au bout d’un peu plus d’un mois  ce premier nid sera abandonné. Les nids secondaires sont très difficiles à trouver, ils sont repérés souvent à la chute des feuilles ce qui malheureusement est bien trop tard, les frelons ont eu le temps  de faire d’énormes dégâts, de libérer des centaines de jeunes reines…

Conclusion.

Pour lutter contre la prolifération du frelon asiatique, le mieux est quand même de tout faire pour limiter son installation, un tien vaut mieux que deux tu l’auras. La reine, ou fondatrice est la pièce maîtresse dans cette partie qui se joue. Celle ci est vulnérable au moment où elle se trouve seule au début du cycle de reproduction, c’est elle qui doit tout faire et de ce fait est très exposée. L’observation de l’activité des nids primaires montre que la reine est très peu active lorsque le temps est maussade avec une température plutôt basse. La reine est capable de limiter sérieusement son nombres de sorties en cas de mauvaise météo, cela se comprend, elle est est seule et ne dois pas exposer ses œufs et larves à la fraîcheur, qu’elle doit couver. C’est aussi l’une des raisons pour laquelle le frelon asiatique est avant tout citadin, ce qui n’empêche pas les ouvrières lorsque le nid est bien développé de parcourir des kilomètres pour trouver des proies qui font défaut en ville, un peu comme les pigeons des villes qui vont s’alimenter dans la campagne environnante. Donc l’idéal  pour diminuer la prolifération du frelon asiatique passe inévitablement par la capture des reines au printemps. Il faut mettre des pièges avec un breuvage sucré, contenant un tiers d’alcool, l’alcool attire le frelon et un répulsif pour les insectes pollinisateurs. Le piège doit être placé de préférence dans un arbre en fleur, surtout pas dans un feuillus. La période entre début avril et début mai, mettre plus tôt c’est prendre le risque d’attraper peu de frelons mais par contre de nombreux autres insectes, ce qui n’est pas le but de l’opération. De plus un piège placé trop tôt va voir son breuvage se dégrader, l’alcool s’évapore, des insectes peuvent se décomposer et le piège devient répulsif pour le frelon qui n’est pas un charognard. Le moment optimal est en avril lorsque l’anticyclone gonfle, que l’on sort d’une période maussade, il n’est pas rare dans ce cas d’attraper plusieurs dizaines de reines en une journée dans un même piège. Les apiculteurs peuvent piéger également à cette période au niveau de leurs ruchers. Passé la mie mai il devient inutile de piéger, les reines ne sortent plus des nids. Il faut savoir qu’une reine de frelons peut avoir jusqu’à vingt mille descendants en une saison, attraper quelques centaines d’ouvrières l’été ne change rien, sauf à se faire plaisir.

Gilles Lanio
Président du syndicat des apiculteurs du Morbihan

Apiculture

Déclaration des ruchers 2020

Tout apiculteur, même avec une seule ruche, est en effet tenu de déclarer chaque année les ruches dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leur emplacement. La période de déclaration est fixée entre le 1er septembre et le 31 décembre 2020 pour la campagne écoulée.

Cette déclaration doit se faire prioritairement en ligne via le site : www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr

ou par le document Cerfa_13995-04

À consulter : les conseils de plantations favorables aux abeilles

Label APIcité

Ploemeur reçoit le label APIcité

Dans le prolongement du programme « Abeille, sentinelle de l’environnement », le label APIcité, lancé en 2016 par l’union de l’apiculture française, est un label national pour les collectivités qui aiment, protègent et défendent les abeilles et les pollinisateurs sauvages.
La philosophie d’APIcité, c’est la prise de conscience et la sensibilisation sur le rôle des pollinisateurs dans le maintien de notre biodiversité.
Le label apporte une reconnaissance de l’implication des collectivités dans la préservation des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages. Plœmeur à travers ses actions de protection de la trame verte et bleue mais aussi des zones humides et des cours d’eau, sa démarche zéro-phyto ou encore l’installation de ses ruches et hôtels à insectes, a ainsi été reconnue, au titre du label APIcité, ayant une démarche remarquable.
Le label est octroyé pour une durée d’un an.

La ville a passé un contrat avec un apiculteur qui a installé 3 ruches au cimetière de Cornouaille. Elle souhaite favoriser l’installation d’apiculteurs afin de soutenir la production nationale de miel, qui ne cesse de décroître.