Entretien des espaces

Espaces publics : quand la biodiversité reprend ses droits

La Ville de Plœmeur est engagée depuis des années dans la réduction de l’impact sur le climat et la biodiversité de l’activité de ses services ainsi que celle de l’ensemble du territoire… Le plan de gestion différenciée, traduit cette volonté. Il est révisé régulièrement face à l’évolution des enjeux, en particulier avec la baisse préoccupante de la biodiversité et des populations d’abeilles.

Pendant la période de confinement, les espaces verts n’ont pas reçu l’attention des services techniques comme c’est le cas habituellement. Les équipes ont repris et rattrapent petit à petit le retard qui s’est accumulé. La mairie vous remercie par avance de votre indulgence. Mais cette période a aussi vu les espaces verts retrouver une richesse insoupçonnée. Certaines plantes sont qualifiées injustement de mauvaises herbes malgré des vertus reconnues.

Une richesse insoupçonnée dans les espaces verts
Après plus de 7 semaines de confinement, et, sans entretien, les espaces publics retrouvent une richesse insoupçonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si nous laissions vivre ces « mauvaises herbes » ?
Les plantes qui s’installent dans nos quartiers, même portant le nom de « mauvaises herbes » ont toutes une utilité plus ou moins connue :
· culinaire,
· médicinale,
· mellifère (production de miel),
· et bien souvent les trois utilités à la fois.

Les tolérer et les laisser se développer, c’est augmenter la diversité et établir un équilibre écologique qui contribue à la régulation naturelle des ravageurs et des maladies. Appelées à disparaître sous nos tondeuses, et si le printemps et l’été 2020 étaient une opportunité pour valoriser leurs qualités et laisser ces plantes enrichir durablement nos pelouses ?

Des « mauvaises herbes » utiles
Les utilités de certaines de ces plantes :
– Le trèfle rose (Oxalis articulata) fleuri pendant 5 mois, il est utilisé en permaculture (maintient la fraîcheur au pied des plants sans appauvrir le sol)
Le plus : il est comestible
– Le coquelicots (Papaver rhoeas) un seul plant peut produire jusqu’à 20 000 graines ! Imaginez les tapis colorés visibles de loin si personne ne vient les déranger…
– La Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa) : ses fleurs violettes, jaunes ou blanches font de jolis bouquets et ses jeunes feuilles se dégustent en salade. Elle était autrefois utilisée contre la gale, d’où l’épithète spécifique scabiosa (du latin scabies, gale).
A savoir : espèce menacée à l’échelle régionale.

Entretien des espaces

Élaboré dès 2005, le plan de gestion différenciée de la Ville de Plœmeur ne cesse de d’adapter ses objectifs en matière d’entretien de l’espace public en fonction de l’usage et de l’attente des plœmeurois.

Il vise, selon la fonction principale de l’espace public, soit à privilégier une image et un savoir faire horticole des équipes – ce sont les espaces dits de « représentation » – soit à créer les conditions d’un usage quotidien d’activités extérieures – ce sont les espaces de proximité – ou encore à donner la priorité absolue au respect de la biodiversité dans les espaces naturels….

Depuis 2019, la ville est par ailleurs en zéro phyto complet, y compris les cimetières, terrains de sport et cales de mise à l’eau.

A l’occasion de la crise sanitaire début 2020, est apparu l’intérêt de faire évoluer un peu plus nos efforts vers le respect de la richesse des espèces sauvages qui enrichissent la qualité de notre environnement.

Les fiches descriptives qui suivent n’ont pas encore pris en compte cette évolution, car leur modification nécessitera à la fois la prise en compte de l’expérience du printemps 2020, une nécessaire écoute du ressenti de tous, et une réflexion partagée sur nos attentes vis-à-vis de notre cadre de vie et de nos espaces communs.

Elles permettent néanmoins d’alimenter cette réflexion en rappelant quels sont les principaux usages de l’espace public et comment l’entretien cherchait à les favoriser.

 

 

Eco-pâturage

ECO-PÂTURAGE AVANT LA PLANTATION D’UN BOISEMENT

Dans le cadre de son plan de gestion de  la forêt urbaine, la ville s’est engagée dans un vaste programme de replantation de boisements.

Les objectifs de ces créations sont multiples : favoriser la biodiversité en sélectionnant des espèces locales, majoritairement feuillues et adaptées au climat, créer des espaces paysagers agréables à la promenade, mais également avoir une soutenabilité économique, donc aptes à être exploités régulièrement, sans toutefois procéder à des coupes rases….

L’éco-pâturage est alors apparu comme un complément très intéressant à cet objectif : plutôt que raser une parcelle avec des gros engins débroussailleurs qui éliminent autant les plantes intéressantes que les plantes nuisibles au boisement, on peut, avec cette technique, débroussailler tout en conservant des plants intéressants pour l’avenir.

Rue Saine-Anne, par exemple, des chèvres ont été privilégiées car elles seront mieux adaptées aux caractéristiques du lieu : broussailles, ronces… elles n’hésitent pas à grimper un peu aux arbres pour finir de grignoter le lierre dont elles raffolent !

Surveillées en permanence afin de leur garantir des conditions optimales pour le bien être animal, elles doivent mener à bien la préparation de la parcelle en vue d’une plantation forestière en fin d’année.

À consulter :

– Les tontons tondeurs éco‑pâturage en Bretagne – L’entretien écologique et économique des espaces verts en toute sérénité : http://lestontonstondeurs.fr/

– L’entreprise d’insertion : http://www.optim-ism.fr/

Reboisement

Dans un objectif de gestion éco responsable du patrimoine arboré, la commune a des projets de boisements sur son territoire.
Le double objectif de cette démarche est :
• la compensation des arbres supprimés sur la commune pour raisons diverses (maladie, nuisance ou dangerosité de l’arbre),
• et d’autre part, le souhait de la collectivité de s’inscrire dans une production de boisements répondant aux objectifs de production en bois énergie et en bois d’oeuvre ou bois bûche.
Les plantations sont conçues de façon à permettre un entretien mécanisable ainsi qu’une valorisation au mieux dans le respect des objectifs écologiques. Le choix des essences d’arbres est effectué de façon à favoriser la production mellifère.
Cette démarche, initiée en 2018 par la plantation d’une première butte à Pénescluze, se poursuit donc cette année par les plantations, intégrant pour certaines de l’écopaturage au préalable, sur 3 sites identifiés :
• Parc Kerihuer au niveau de la rue St Anne (4200 m² – 9200 €*)
• 2ème butte de Pénescluze (2200 m² – 6000 €*)
• Plaine Oxygène à l’ouest (4200 m² – 9700 €*)
(*hors écopaturage)

reboisement

Label Zéro Phyto

La Ville de Plœmeur vient d’être labellisée « Zéro Phyto ». La commune est récompensée pour avoir abandonné l’usage de produits phytosanitaires.

La Région Bretagne a remis jeudi à Rennes le trophée à Serge LÉCUYER, 1er adjoint.